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Samedi 6 février 2010
De l’endoctrinement économique.
À propos
de la dette ?
Depuis quelques années, la
pratique de la théorie économique s’est laissée
envahir par un thème porteur surtout au niveau
des organismes internationaux, la dette.
Par son caractère jugé catastrophiquement, elle
est passée maître dans l’art de la mutation.
C’est ainsi qu’elle est devenue un processus
quasi-épidémiologique, distillant la pauvreté
par ici, le freinage du développement économique
par là: l’endettement. Mon propos dans
cette réflexion est de montrer que cette dette
n’est pas économique et que l’endettement est
beaucoup plus un concept politique que l’on se
borne à diagnostiquer économiquement d’où
l’inefficacité des différentes analyses.
Un concept clé dans l’histoire du
développement économique : le crédit
Du latin credere, le
concept de crédit est assis sur la foi. La foi
dans la rentabilité d’un investissement
productif, que l’on se trouve dans la sphère de
la production à proprement parler ou dans la
sphère de la commercialisation. Ceci a permis
l’émergence de la classe des détenteurs de
capitaux qui peuvent faire des avances
financières aux entrepreneurs. Smith peut aller
titrer: « du crédit et de la monnaie. » En
termes comptables, il y a dette, puisque les
détenteurs de capitaux cèdent leurs avoirs
contre remboursement avec profit auprès des
entrepreneurs qui ont, au préalable, évalué les
gains qu’ils peuvent tirer d’un tel endettement.
C’est une opération à risque dans laquelle
chaque partie évalue la teneur du risque encouru
et exige des garanties.
Dans le crédit, il n’y a pas que
le détenteur de capitaux qui exigent des
garanties. Il évalue le risque-client et prend
sa décision en considération de cette
évaluation. L’emprunteur cependant est presque
dans la même démarche. Il évalue le
risque-produit, lequel est le seul à le décider
de s’engager dans ce processus d’endettement. Le
contrat qui en sortira reflètera les deux
évaluations en ce sens que les conditions de
conciliation des deux positions sont strictement
économiques( cession de dette, cession d’actifs,
prise de participation…). Voilà comment la dette
créée par le crédit est un fait essentiellement
économique.
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Samedi 6 février 2010
L’enseignement
de l'économie politique en Afrique.
L'économie politique : du centre vers la
périphérie
L’économie politique est la science de la gestion des ressources
rares. Nous le répétons, l’admettons.
1°) Qu’est-ce que la rareté ?
2°) Qu’est-ce qu’une ressource ?
3°) Comment peut-on gérer des choses qui sont rares.
Qu'est-ce que la rareté ?
On devrait commencer par là ; mais on n’a jamais aussi mal commencé
par là. Du point de vue méthodologique, la rareté n’est pas un
simple fait, n’est pas une simple question de constat : l’indicateur
de consommation de kWh d’électricité par habitant, la consommation
de viande par habitant, comme le nombre de voiture par habitant.
Dans l’explication qui était avancée (et qui demeure toujours
d’actualité) au niveau de l’enseignement, on affirmait que l’air
n’est pas rare, c’est pourquoi il n’est pas encore un bien
économique. L'eau aussi naturelle que l’air, se raréfiait bien plus
rapidement que l’air ; elle est de ce fait rentrée dans la catégorie
des biens économiques : c’est un bien marchand. Toute agglomération
humaine atteignant une taille certaine, devient en elle-même un pôle
économique en ce qu’elle provoque l’apparition des raretés. Mais la
nature précisant les fonctions de l’air et de l’eau, a créé d’office
un déséquilibre entre ces deux éléments si indispensables à la la
vie. La rareté est liée à la nature de la vie, si cependant on
établie que la vie est elle-même liée au progrès technique.
« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ».
C’est en cela - cette sanction pour inconduite envers le Créateur -
que la rareté apparait dans l’environnement de l’homme. Aussi, toute
société humaine connait la rareté dès lors qu’elle se trouve toute
occasion de dépenser l’énergie pour subvenir à un besoin.
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