Espace Christian ZEMBELLAT


LA MUSIQUE CENTRAFRICAINE

À LA RECHERCHE  DE SON IDENTITÉ

La Musique Centrafricaine semble être diluée dans la Rumba Congolaise au point d'apparaître comme un genre sans identité propre. Qu'en est-il en réalité?

Pendant la colonisation, la facilité des échanges entre les différents territoires est un facteur qui avait permis à de nombreux oubanguiens de s'expatrier à Léopoldville. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la capitale du Congo Belge était déjà la plus importante métropole d'Afrique Centrale. De nombreux ensembles commençaient à voir le jour. Les différentes expériences musicales allaient donner naissance à la fameuse rumba congolaise.

La rumba congolaise est ainsi dénommée parce qu'elle est née sur les bords du fleuve Congo. En réalité, des musiciens originaires de plusieurs pays à l'époque territoires coloniaux (Angola, Congo-Brazzaville,  Centrafrique et Congo Démocratique) ont contribué à la création de la rumba congolaise.

La réhabilitation de la contribution des musiciens centrafricains à la naissance des différents genres musicaux en Afrique centrale est le projet que poursuit aujourd'hui,  Sultan Zembellat artiste musicien de la Diaspora centrafricaine en France. Ce projet a également pour ambition de sauver les nombreuses œuvres musicales menacées de disparition à la suite de la destruction lors de différents conflits armés des archives audiovisuelles de Radio Bangui, lieu de conservation des archives culturelles de la Centrafrique. Enfin le projet cherche à  faire connaître la musique de la Centrafrique sur le plan international.

Pour en savoir plus, voir  le site ci-dessous que Sultan Zembellat dédie à la Musique Centrafricaine.

 

 

 

Sultan Zembellat

 

Site web

 

 

 

 

 

 

LA PLACE DES ARTISTES CHANTEURS

MUSICIENS AFRICAINS EN FRANCE

 

Le Club A 45 est une association des ressortissants Africains d’Orléans. Son objectif vise le développement de la concorde sociale dans la Cité. Le Club a organisé le 14 avril 2007 à  l’Université d’Orléans, une conférence-débat autour de la question globale suivante : L’Afrique subsaharienne , ses élites en France : quelle place, quel devenir ? » Dans ce cadre, des sujets sur la littérature, l’économie,  la politique et sur le droit de la personne ont fait l’objet d’échanges entre les participants à la conférence. Pour ma part, j’ai animé un débat lié à une thématique découlant du sujet central et se déclinant sous cette forme : Quelle est la place des artistes chanteurs et musiciens Africains en France ?

En premier lieu, il me paraît important de retracer des faits qui ont marqué l’histoire de la musique Africaine avant de traiter ce sujet.

Dans la mesure où le sujet concerne des artistes Africains, notamment des francophones, (Sénégal, Mali, Guinée Conakry, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, Cameroun, Centrafrique, Congo …) il importe tout d’abord de dire la raison de leur choix pour la France. Outre une raison historique liant la France avec les pays d’origine des artistes concernés, il y a aussi celle de la langue. Les artistes de l'Afrique noire francophone préfèrent venir en France pour la facilité de la langue française devenue celle du partage dans l’espace francophone. Une autre raison de ce choix est due sans doute au fait que Paris est une capitale culturelle mondialement connue. Les monuments historiques parisiens datant de plusieurs siècles, ses écoles d’Arts telles que l’Ecole des Beaux Arts, l’Ecole du Louvre, ses Conservatoires de Musique et d’Art Dramatique font de Paris un lieu d’acquisition de connaissances et de savoirs dans le domaine artistique.  De plus, il est facile de Paris d’aller se produire à Londres, New York ou Tokyo que de partir de Bamako ou de Brazzaville pour les mêmes destinations.

Sur le plan musical, Paris après la libération de 1944 attire des artistes venus du monde entier, notamment des Américains qui se produisent à Saint–Germain des Près devenu un temple musical dédié au jazz. Aussi, force est d’assister au développement de Music Hall parisien avec des artistes émergeants qui vont devenir célèbres et parmi lesquels Edith Piaff, Yves Montant, Charles Trenet…

À cette époque la Radio Brazzaville fondée au Congo par la France à l’initiative du Général de Gaulle relaie l’écho de la vie culturelle parisienne nouvellement libérée et devenue un mythe. La France attire également des étudiants Africains qui rêvent d’aller poursuivre leurs études à Paris, notamment à la Sorbonne réputée pour la qualité de son enseignement. Aussi, se développent à Paris d’après guerre des industries culturelles comprenant des studios d’enregistrement sophistiqués, des médias et des lieux de spectacles mythiques tels que l’Olympia, le Moulin Rouge, le Casino de Paris.

 

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